La beauté naît du chaos.

Hier soir je suis tombée sur ce film à la télé que j’avais déjà regardé quelques années auparavant : The passengers.

Il fait parti de mes favoris, de ceux que je garde en mémoire même si mon esprit oubli rapidement.

Alors hier soir, en le regardant à nouveau, je me suis rappelé. Et cela m’a d’autant plus frappé avec ce à quoi aujourd’hui cela me ramenait.

Aujourd’hui, les technologies, l’ia, ne cessent de se développer et la réalité de ces conditions scénarisées devient de plus en plus palpable.
Ça fait peur..
Et dans ma tête j’ai commencé à faire mille scénarios de ce que notre monde allait devenir.

Et puis, bien que cela puisse paraître paradoxal en soit, j’ai interrogé l’ia sur les estimations de vie de notre chère Terre.
Ce n’était pas joli..

J’ai essayé de m’imaginer statistiquement ce que cela pourrait donner si le monde continuait à tourner ainsi. Exploitant notre planète au lieu de l’habiter.
En arriverons-nous, nous aussi, à ce point ultime de trouver un nouvel endroit, une nouvelle terre, parce que nous en seront au point d’avoir tué celle qui nous nourrissait?

La vérité c’est que l’homme en est capable.
Il suffit de voir à quelle vitesse et à quel degré notre impact est destructeur.

+62% des emissions de gaz à effet de serre depuis 1990.
Une baisse moyenne de 73% des vertébrés sauvages depuis 1970 et jusqu’à 85% pour les espèces d’eau douces.
+178 millions d’hectares de forêts perdus dans le monde entre 1990 et 2020..

Tout ça à cause de nous.

Autant de preuves scientifiques qui prouvent que nous sommes complètement acteurs.

Si on s’arrête là, cela fait peur.

C’est d’ailleurs pour cela que je ne regarde plus les infos à la télé. Tout, absolument tout, ce que nous voyons et entendons est pure folie venant de l’humanité.

Mais alors quoi ? Est ce que nous devons arrêter là et nous dire que notre avenir est mort avant même de commencer ?

Honnêtement au début j’ai commencé à déprimer. Me dire que le monde est fou et que nous ne pourrions pas l’arrêter.
Puis je me suis posée et j’ai conscientisé ceci: la beauté naît du chaos.

Je m’explique.

Depuis toujours il a fallu à la vie des catastrophes pour renaître.
Que ce soit au niveau universel, planétaire ou simplement humain, il faut souvent atteindre l’extrême pour comprendre le beau.

Le schéma reste toujours le même : accumulation, déséquilibre, chaos, effondrement, réorganisation… puis renaissance.

Aujourd’hui le chaos se laisse entrevoir et c’est cela qui nous effraie.
Mais n’oublions pas que rien ne change dans le confort. Il faut souvent toucher le fond pour intégrer réellement.

Alors au final, je crois qu’il y a tout de même un peu d’espoir.

Cette folie grandissante est peut être le signe que le monde change.
Les repères se perdent, les hommes sont instables.
Nous pensons à survivre face à cette pression en surrencherissant ce que nous avons déjà mis en place.

Mais la réalité est que nous avons perdu l’essentiel.

Nous ne sommes rien qu’un filon de ce qui est, et le seul moyen de « réparer » serait de l’accepter.

L’orgueil est un fléau qui empêche de voir le véritable remède.

Mais nous commençons à toucher du doigt le fond, à voir que cela ne fonctionne pas, que nous allons droit dans le mur et que si nous continuons, et bien nous nous perdrons.

Il se peut que la vie nous amène encore plus à le conscientiser au fil des années, jusqu’au point où personne ne pourra plus nier.

En attendant nous devons continuer de nous éveiller, à notre propre échelle, et essayer d’ouvrir doucement cette pensée à ceux qui foncent encore têtes baissées.
Le chaos fait du bruit, mais la conscience, elle, agit dans le silence.

Si nous avons le pouvoir de détruire, nous avons également la possibilité de reconstruire. À condition d’accepter que nous ne sommes pas des héros,
et de revenir à notre juste place : celle d’êtres vivants parmi le vivant, humblement dépendants de ce qui nous dépasse.

Peut-être que le véritable voyage ne consiste pas à quitter notre Terre,
mais à nous réveiller à temps pour apprendre enfin à l’habiter.

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