Le masque de la vérité

Ce week end c’était le carnaval à Pau, la ville où je vis aujourd’hui.

Oui je sais, un truc d’enfants vous me direz, et c’est vrai, c’est d’ailleurs ça que j’ai le plus aimé ! Car contrairement à ce que l’on pourrait penser, le masque pour cette soirée n’est pas un rôle à jouer, non, je crois que c’est le contraire.

J’ai décidé de venir déguisée ce soir là, accompagnée de mon frère, ma cousine et mon amie d’enfance. Je crois que je n’aurais pas pu mieux rêver, car c’est à cet instant que mon enfance est revenue à moi. Je me suis rappelée, tous les 4 à jouer à chat perché ou à la corde à sauter. À cette époque, aucune pensées de savoir ce que nous paraissions ne nous traversaient l’esprit. Nous n’avions nul besoin de faire attention à qui nous étions, à ce que nous faisions. Cela n’avait aucune importance dans ce que nous vivions. Nous étions nous simplement, cherchant à partager des moments tous ensemble.

Et mon dieu.. Qu’est ce que je peux les aimer ! Et pourtant ça n’a pas toujours été le cas vous savez, nous nous sommes disputés, souvent, mais nous étions des enfants pour qui le temps reste un divertissement. Nous n’avions pas envie de le perdre bêtement en se chamaillant. Non, nous voulions jouer, tout simplement. Je crois que c’est là que les choses restent vraies. Car malgré les rôles que nous jouions ensemble, nous étions nous. Sans attentes, sans chercher à nous faire aimer.

Alors oui, le temps d’une soirée je les ai retrouvés. J’ai enfilé mon masque et tout s’est envolé. Toutes ces choses que l’on construit avec le temps, ces carcans qui nous enferment dans un semblant constant pour ne pas être trop, ou pas assez peut être. Nous nous habituons à nous cacher, derrière un masque qui, année après année, nous a été imposé. Seulement, souvenons-nous qu’avant c’était nous qui choisissions, et si nous ne nous amusions pas, nous avions le droit de changer pour quelque chose qui nous siérait davantage.

Alors le temps de cette soirée j’ai enfilé le masque et j’ai joué. Je me suis autorisée à faire des choses sans dépendre du regard des autres, simplement en m’amusant. Je pensais : « personne ne va rien me dire, parce que ce n’est pas vraiment moi mais le personnage que j’incarne. » En vérité, tout le monde a pu voir qui j’étais réellement.

« Nous ne cessons pas de jouer parce que nous vieillissons ; nous vieillissons parce que nous cessons de jouer. » – George Bernard Shaw

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